Il est né le 22 juin 1959. Christophe Sirchis (2 ans) est fier de la naissance de ces deux frères jumeaux, Nicolas et Stéphane. Stéphane intègre l'école et ce retrouve dans la même classe que Nicolas (classes franco-allemandes). A l'âge de onze ans, il se retrouve en pension, avec Nicolas. Le couple Sirchis, en instance de divorce, éloignent les enfants pour les épargner des scènes de ménages. C'est dans une maison de Tournai, investie par la mère, que les trois frères se retrouvent le dimanche. Fan des Beatles, Christophe fait écouter Abbey Road à ses deux frères, le dimanche. En 1972, Nicolas, Stéphane et Christophe habitent désormais aux côtés de leur mère en banlieue parisienne. Jusqu'alors inséparables, Nicolas et Stéphane voient leurs vies se scinder en deux. En dépit de résultats scolaires quasi similaires à ceux de Stéphane, Nicolas est le seul à aller vers la classe de quatrième technique aménagée d'un CES. Stéphane et Christophe, eux, fréquentent toujours l'enseignement public: il y a les filles, les boums, les grèves et les tracts anarchistes distribués à la sorties des cours. La musique est bien présente dans le quotidien de Stéphane et Christophe. Suite au concert de Chicago au Palais des sports, Stéphane et Christophe décident de passer à l'action. Les deux frères jouent un court instant ensembles, développant une pop vaguement rigolarde tendance "au bonheur des dames". En ce début des années 70, le rock progressif est omniprésent. Après un court détour par le jazz, Stéphane fonde vite son propre groupe, Light, influencé par les stars du moment, Genesis, Yes, Soft Machine. Nicolas assiste à une des répétitions mais les "prouesses" guitaristiques de son frère le laissent marbre. C'est du glam que viendra le salut: découvert par l'intermédiaire de Stéphane, le personnage androgyne Ziggy Stardust, incarné par David Bowie, constitue un concept bien plus excitant (auto dérision, provoc, vraies chansons plus courtes et plus percutantes). En 1978, il assiste à un concert des Clash qui eut lieu le 21 mai à Pantin. Il quitte Paris en 1979 à cause de la défaite de la gauche législative de 78. Il part pour La Plagne et devient moniteur de ski. Quelques années plus tard, Stéphane commence à s'ennuyer ferme. L'agitation parisienne et les concerts lui manquent. Il remonte régulièrement sur la capitale pour prendre la "température" et suivre d'un ½il de plus en plus intéresser les activités de Nicolas. Séduit par les maquettes d'Indochine, il s'achète un petit synthé d'occasion et intègre le groupe.