Il est né le 22 juin 1959 à Antony (Hauts-de-Seine). Deux ans après, la famille Sirchis part s'installer à Bruxelles, où le père vient d'être nommé ingénieur chimiste. Nicolas intègre l'école européenne de la capitale belge. A l'âge de onze ans, il découvre la pension dans un établissement catholique d'Estaimpuis, à trois kilomètres de la frontière française. Après le divorce de ces parents, c'est dans une maison bourgeoise de Tournai qu'il ce retrouve avec sa mère. L'univers de la pension l'étouffe et les élèves lui mènent la vie dure. Heureusement, la musique est là, fan des Beatles, Christophe (fils aîné de la famille) fais écouter à Nicolas. Il y a aussi les radios belges et hollandaises, bien plus ouvertes au rock que les radios françaises. Nicolas se prend à rêver et va jusqu'à mimer Mick Jagger devant sa glace. Il va ensuite se postuler pour entrer dans la chorale de l'école, mais il est jeté parce qu'il n'avait pas la voix. 1972, Nicolas va vers la classe de quatrième technique aménagée d'un CES. Solitaire, il s'invente son propre monde et découvre ses premiers auteurs: André Breton, Victor Hugo. Dès la première année de leur retour à Paris, Christophe entraîne la famille au Palais des sports pour un concert de Chicago. Nicolas ressort amusé de ce concert enfumé. En 1976, Nicolas enchaînent les concerts, les Stones aux Abattoirs et puis surtout Patti Smith au mois de mai à l'Élysée Montmartre. Il est sous le choc, tout chez la chanteuse le fascine: la voix, les paroles à la fois provocantes et truffées d'influences littéraires. Cette même année, il quitte son CES pour rejoindre un établissement privé du 5ème arrondissement, à quelques minutes du lycée Montaigne. En 1977 il devient membre actif d'Amnesty International, s'impliquant dans la lutte contre la peine de mort et pour la libération des prisonniers d'opinion qu'il quittera un an après, quant Amnesty International a annoncé qu'ils ne voulaient plus prendre en charge les personnes emprisonnées du fait de leur homosexualité. Après le départ de Christophe, Nicolas se retrouve seul aux côtés de sa mère, à Chatillon. Par l'intermédiaire d'une amie, il fréquente les punks Métal Urbain et devient un habitué des soirées du Rose Bonbon. Le club programme Taxi Girl, Moderm Guy, Suicide Romeo, Stinky Toys. Nicolas espère tomber sur le groupe qui lui donnera sa chance en tant que chanteur en consultant la rubrique des petites annonces de Rock & Folk. Fin de l'année 1980, son audition au sein des Espions tourne court, mais les musiciens décident de le nommer manager. Nouvelle petite annonce et arrivée de Dominique Nicolas. Branché par le punk, il répétait avec Nicolas dans le 18ème et habitait près d'Orly, pas très loin de Châtillon.